Le Pilotage


Le Pilotage



Préambule


On ne peut pas parler de pilotage sans évoquer l’émetteur radio. Il existe de nombreux modèles et la première distinction se fait entre ceux à manches et ceux à volant. Il est intéressant de bénéficier de réglages tels que les limitations de débattement de la direction qui permettent de régler le rayon de braquage de son auto, où encore des demi-courses de direction ou bien encore d’exponentionnelle, une fonction sophistiquée qui adoucit ou augmente les réactions de la direction. Sur la voie des gaz il est moins important de trouver ces réglages. On peut cependant tomber dans les modèles qui offrent par exemple les réglages de demi-courses, pratiques pour régler les tringleries, et autres fonctions de confort : dureté et longueur des manches et de la gâchette, positions de ceux-ci, etc., etc. Ne pas oublier qu’il faut des servos performants pour « bouger » la voiture.





La trajectoire idéale


Prenons une courbe simple et affinons... la trajectoire de notre voiture, trajectoire qualifiée de neutre.

Tout d’abord, précisons qu’il faut toujours regarder devant sa voiture pour bien appréhender une future trajectoire. En effet, à l’approche d’un virage, une voiture parcourt environ 1m en 1/10 de seconde. Si vous fixez la voiture il sera déjà trop tard pour prendre correctement votre virage ( sous-virage en général du pilote ) et /ou éviter d’éventuels obstacles.

Sachez qu’une trajectoire idéale peut varier selon la catégorie : en TT il faut se méfier des intérieurs souvent piégeux ( trous, bosses…). En fait, la trajectoire idéale, la seule bonne, et celle qui permet de passer et de sortir le plus vite des virages pour aborder les lignes droites qui suivent déjà lancée.

Le dessin vous donne une idée de la trajectoire à suivre dans notre courbe (moyenne vitesse ), avec les termes employés couramment.



Vous voyez que l’auto attaque le virage sans prendre l’intérieur de la ligne droite pour ne pas avoir à faire un arc de cercle pas trop refermé, puis plonge à la corde ( pas trop cependant ) en maintenant une trajectoire propre et constante. La voiture ressort ensuite à pleine vitesse au milieu, voire à l’extérieur de la ligne droite suivante.  

Voici ce que cela donne dans une épingle.



La voiture arrive au point d’attaque assez à l’extérieur en décélérant, passe près de la corde mais sans risque car elle contrôle parfaitement son accélération et donc sort très vite. C’est la meilleure solution sachant qu’une épingle est un virage délicat car très prononcé et que le passer « à fond » est dangereux : soit-on arrive trop vite et on se plante, soit-on essaye de sortir trop vite et l’on part en tête à queue à la ré accélération, voire en sous virage ( 4x4 ) en début de ligne droite, toutes roues avant braquées mais inefficaces car le transfert des masses se fait sur l’arrière ( heureusement pour les 4x2 ).

Plus la voiture reste neutre à haute vitesse, plus le tandem pilote-voiture est efficace.





Sous-virage




Lorsqu’une voiture s’échappe vers l’extérieur de la courbe, qu’elle ne veut pas s’inscrire dans un virage, bref, qu’elle refuse de tourner et tire tout droit, c’est le sous-virage. Sous-virage plus ou moins marqué à cause de divers paramètres dont la vitesse. A première vue, ce comportement, quelquefois recherché par certains pilotes en course, est très sécurisant car il suffit de « lever le pied », souvent en débraquant légèrement pour que, par transfert de masses, l’auto passe. Mais ce n’est pas très efficace pour « taper » un temps, et cette voiture se fera passer à l’intérieur du virage par ses concurrentes, surtout si le virage est serré.

Remèdes :

Le pilote : le sous-virage est principalement dû à une entrée en virage trop rapide. Il faut donc arriver plus doucement mais également tourner à temps, ce que peu de débutants arrivent à faire. En général, ils braquent trop tard et la voiture sous-vire, elle ne passe pas correctement la courbe. C’est une mauvaise trajectoire.

La voiture : il existe généralement de nombreux réglages permettant de combattre le sous-virage, voici les principaux :

- Augmenter l’accroche du train avant ( ouverture, pneus avant plus performants, moins de chasse ou d’anti-plongée, assouplir les suspensions, mettre du carrossage négatif, rallonger les biellettes de carrossage, diminuer la garde au sol, durcir le sauve servo, etc.…)

- Agir sur le train arrière en diminuant son accroche ( moins d’aileron, pneus moins performants, annulation du pincement, plus d’anticabrage, moins de poids, durcir le différentiel, etc.…)

- Ou encore sur l’ensemble de l’auto, mais c’est plus difficile : diminution de l’empattement, des voies, répartition des masses, carrosserie, etc.…





Le sur-virage




C’est ce que l’on voit à la « télé », l’arrière essaye de passer devant, et après une spectaculaire glissade, cela se termine par un tête à queue. En voiture radiocommandée, on est au prise avec une voiture difficile à maîtriser qui rentre trop à l’intérieur du virage et qui finit par décrocher. Ce comportement peut être efficace dans les épingles, mais il est trop contraignant et oblige son pilote à être top vigilant et finalement ce n’est pas très efficace au chronomètre. Soit-on est trop prudent et donc trop lent, soit l’on se « plante » sans arrêt.

Remèdes : Le pilote brutal, accélérant trop fort ou freinant trop souvent, surtout en 4x2, est le principal responsable d’un comportement survireur de l’auto. Par contre, si l’auto se dérobe involontairement de l’arrière, il faut légèrement contre-braquer tout en accélérant très, très progressivement. Attention, c’est délicat et demande de l’entraînement. De plus ceci dépend beaucoup du type de propulsion du modèle.

La voiture : pour combattre le sur-virage, l’on utilise les remèdes contre le sous-virage, mais à l’envers. A savoir :

- Augmenter l’accroche arrière par : pneus arrière plus accrocheurs, d’avantage de pincement, de carrossage négatif, suspension plus souple, aileron incliné, moins d’anticabrage, différentiel plus libre, etc.… 

- Ou encore diminuer l’accroche avant, principalement en montant des pneus moins « vifs, incisifs »( souvent plus fermes ), en mettant du pincement, plus de chasse, en diminuant le débattement, en en durcissant les suspensions, etc…

- Jouer sur l’auto : augmenter les voies, l’empattement, pousser les masses vers l’arrière…

Tous ces réglages sont à essayer en entraînement, pour bien connaître leurs effets. Le jour d’une course, lors des essais libres, vous n’aurez pas le temps de tout faire, tout tenter, donc soyez prévoyants et en fonction de votre auto ( que vous connaissez ) et du type de piste ( que vous découvrez ), optez de suite pour le réglage idéal, afin d’obtenir des trajectoires du même nom.





Les sauts


La mauvaise méthode : passer à fond, sans jamais lâcher l’accélérateur. Vous ne contrôlez pas la voiture et, de plus, vous risquez d’endommager la transmission, lors de la reprise de contact avec le sol. Lâchez l’accélérateur avant la bosse et remettez les gaz progressivement sur la pente. En l’air, relâchez, afin d’atterrir en roue libre. Sur les bosses de faible hauteur, mais à forte pente, passez au ralenti, en « épousant » la forme de la bosse. La motricité restera bonne et vous sortirez de ce passage difficile très vite, à cause de la « descente ».



Si vous accélérez « en l’air » la voiture se cabre et l’inverse si vous freinez.Si vous tournez les roues à droite la voiture « penche » de ce coté et inversement.





Les dépassements


En ce qui concerne les dépassements, à moins que vous ne possédiez une fusée à la place du moteur (auquel cas vous pourrez tenter les « extérieurs »), il faudra toujours les effectuer en prenant les intérieurs, c’est une règle de base.Déboîtez doucement et bien à l’avance afin de ne pas surprendre le pilote doublé, ni de risquer de perdre le contrôle de votre auto à cause d’un coup de direction trop violent. Il faut absolument obtenir une voiture qui tourne pareillement à droite comme à gauche, sinon elle sera proprement impilotable.





La chicane


Le principe de base est d'essayer de passer le plus droit possible, afin de ne pas trop déstabiliser l'auto et, évidement, de ne pas perdre de temps. Une chicane ralentira beaucoup un pilote inexpérimenté et à peine un bon pilote.



Il faut légèrement ralentir, puis une fois la voiture placée, tirer bien droit. N'hésitez pas à freiner, afin d'éviter de passer  dans une chicane en même temps q'un autre pilote, sinon c'est le carton assuré, il n'y pas de place pour deux !